stephtigrou
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« Répondre #2 le: 17 Septembre 2003 à 21:06:03 » |
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Voilà l'interview de Luc Marquet diffusée hier soir sur France 3 Poitou Charentes.
Diffusion d’un petit reportage sur le point presse organisé à Lawson Body pour le retour des 3 Poitevins médaillés d’argent aux Championnat d’Europe.
La journaliste : A mes côtés un de ces glorieux français, Luc Marquet bonsoir.
Luc Marquet : Bonsoir.
Vous allez jouer à Poitiers la saison prochaine, on va revenir un petit peu sur ce match contre l’Italie. Une défaite 3 sets à 2, un match très serré, vous êtes vraiment passés tout près du titre.
LM : Oui je pense qu’on est passé très très près, on leur a fait très peur. Les Italiens ne s’attendaient pas à une résistance de notre part aussi forte, on les a bien secoués mais on pensait les faire tomber. On n’y est pas arrivé, ils ont été plus solides que nous malheureusement.
Solides psychologiquement aussi ; dans le deuxième set vous gagnez 42-40, un score absolument énorme. Enfin c’est quelque chose qu’on voit très rarement. 42-40 ça aurait du leur donnait un coup au moral et pourtant ils sont revenus.
LM : L’italien est accrocheur. Je crois qu’on ne voulait pas la perdre cette finale, on était prêts à tout tenter, on a joué la patience, l’opiniâtreté. Ce sont les qualités du groupe et on leur a montré qu’on était là pour jouer cette finale et qu’on ne se contenterait pas d’une deuxième place. Malheureusement c’est la place qui nous revient, mais on a tout fait pour accrocher cette médaille d‘or.
Physiquement vous étiez au niveau des Italiens ou vous vous sentiez un peu fatigués, inférieurs ?
LM : Je pense qu’on a quelques joueurs qui ont accusé le coup, notamment dans le cinquième set. Les Italiens étaient, je pense aussi frais que nous, enfin en tous cas pas plus et puis on a un petit peu lâché nerveusement surtout je pense.
Les Italiens, on le sait font partie des meilleurs joueurs du monde, c’est peut être pas forcement les meilleurs, mais ils n’en sont peut-être pas loin. Vous les avez accrochés, est-ce que ça veut dire que c’est une hiérarchie qui est en train de se modifier un petit peu dans le monde du volley ?
LM : Je pense qu’on est en train de s’installer dans le ranking Mondial, dans les premières places. On a beaucoup appris d’eux, on les a regardés travailler, on est allés jouer chez eux, on a appris beaucoup d’eux et maintenant je pense qu’eux aussi veulent apprendre de nous, puisqu’ils ne comprennent pas comment c’est possible que le Français -le petit Français- « le vilain petit canard » revienne en haut du pavé, en haut de l’affiche. Je pense qu’on est en train de s’installer tout en haut et il y a beaucoup de travail pour y rester maintenant.
Vous avez une carrière internationale qui est longue, 13 ans - 14 ans ?
LM : 14 ans
Vous avez décidé d’arrêter, vous n’irez pas aux Jeux si jamais l’équipe va aux Jeux ?
LM : Non, non, je pense pas j’en suis même sûr, je pense maintenant que c’est le moment un peu de tourner la page. J’ai des projet personnels qui sortent un petit peu du volley et puis il y a des gens derrière pour assurer la relève. Je pense que j’ai tenu un peu ce témoin-là entre la jeune génération et la plus ancienne à laquelle j’appartiens, que le message est bien passé que les gens qui sont arrivés et ceux qui sont en place ont adhéré complètement à ce projet-là et que maintenant c’est eux qui vont s’occuper d’être un peu les garants de cette philosophie.
Le championnat reprend la semaine prochaine, vous êtes à Poitiers, pourquoi vous avez choisit le club ?
LM : Le projet sportif. D’abord un projet de groupe, on m’a demandé d’être un peu l’élément fédérateur d’une philosophie de jeu, un petit peu celle que j’essaie d’appliquer en équipe de France, à savoir une notion de groupe élargi à 11 ou 12 joueurs plus le Staff, instaurer dans un gros climat de confiance et puis après un petit peu forcement je viens à Poitiers pour gagner, pour relever des challenges sportifs, mais avant tout une grosse aventure humaine.
Merci beaucoup. Début du championnat samedi face à Ajaccio, c’est ça?
LM : C’est ça.
Merci beaucoup.
LM : Merci.
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